517

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5 : 17.


Un blog, un de plus parmi des millions d'autres. Un qui ne sera pas plus utile que ces mêmes millions, mais qui sera tout de même.
Mais reprenons là où je me suis arrêté. Une page blanche, voila qui facilite les choses. Après tout chaque nouveau jour est une page blanche sur laquelle il faut écrire notre histoire, selon nos mots, et nos impressions. Alors je commencerai par dire que Tu me manques, beaucoup. A croire que l'Histoire n'est qu'un éternel et inlassable recommencement. Peu importe de toute façon, je composerai comme je le peux avec ce que j'ai, même rien. Je remettrai la main sur ce foutu Carnet, et ce jour là, je reprendrai ma vie à l'endroit ou je l'ai arrêté pour la continuer d'hier à aujourd'hui, peut être même à Demain. Et de suite je pourrai écrire Espoir avec un regard de l'autre côté des barrières qui hier me semblaient si hautes, alors que désormais elles ne dépassent pas mes genoux. Je n'ai plus qu'à les enjamber mais je ne peux pas, pas sans toi en tout cas. J'attendrais que Tu sois là.

Retour quelques minutes en arrière, et pour cause, je ne me suis pas présenté : je ne suis que l'ombre de moi-même, un simple anonyme qui s'est extirpé d'une masse d'anonymes frileuse et désoeuvrée pour vivre dans son monde, avec qui le veut, et ainsi porter un regard extérieur et objectif à ce que nous verrons. Je ne suis pas mieux qu'un autre, loin de moi cette idée. Je devrais probablement m'en tenir à ce constat. Pour le moment du moins.

# Posté le samedi 18 août 2007 23:35

Modifié le dimanche 19 août 2007 21:35

537

537
5 : 37.



Il y a encore certainement un nombre impressionnant et incalculable de choses à dire, de la névrose au bonheur, d'un bout à l'autre de la croix, mais il ne pense pas que celà soit nécessaire. Bien que se ne soit pas une excuse pour se taire.
La porte menant à la maison de Dieu semble fermé à double tour donc ne comptez pas sur lui pour réécrire vos destins noirs et maladifs, il ne veut pas être dérangé. Alors maintenant la peine fait irruption dans le jardin jusque là secret de la joie, et lui donne un goût amer. A en gerber, et non pas une gerbe épanouie de mille Fleurs comme l'éspèrait le défunt Charles Baudelaire, mais belle et bien une gerbe à en gerber par terre. Une gerbe à en casser le poète et à regarder son âme s'enfoncer dans un gouffre infini, du dénigrement de sa chute à sa renaissance.
Quelques détails encore : cela va de soi, mais tout ceci n'a absolument pas le moindre sens aux yeux de l'auteur. Les plus curieux n'en trouveront pas une trace, et les plus imaginatifs en inventeront.

Ainsi soit-il.

Il n'y a rien de plus beau que de voir des livres jalousés deux pommes de pins amoureuses contemplant des dauphins, sortant de l'eau au gré de leur folie. Un jour pourtant les rôles s'inverseront et un orage passera dans la chambre des enfants, ce paradis dans lequel se dessinaient les premiers balbutiements de leurs vies antérieures. Cet endroit où ces même enfants comprendront qu'un fil de fer tordu en forme de coeur peut avoir un sens, avec un peu d'imagination. Mais peut être que s'il pleuvait, l'arc-en-ciel reviendrait, et aurait l'occasion de s'éteindre à nouveau dans des baisers volontairement délibérés suivis d'une étreinte. Peut être que l'Amour grandirait en même temps que les enfants et peut être que la vie s'enchanterait de la venue de l'éclaircie qui l'a fait renaître. En attendant, je dévorerai tes peines jusqu'à ce que tu sentes le bonheur s'engouffrer au plus profond de tes molécules.


Dans le même temps, la nature nettoyait de manière précipitée la gerbe nommée précédemment, afin de ne pas gâcher sa beauté aux yeux de voyageurs un peu perdus.
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# Posté le dimanche 19 août 2007 00:02

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 17:43

706

706
7 : 06.


Quelque part, dans un autre univers, une autre galaxie, un autre monde où il n' y a pas de pays, ni de frontières quelconques, que se soit des délimitations strictes de zones ou des frontières rétrécissant l'imagination, sur un lit.

Sur ce lit, six oreillers se battent pour obtenir une place sous la tête endormie et obscurcie par le manque de sommeil, alors que la couverture a disparu : c'est peut-être là que le drame se trâme. C'est une rencontre insolite, mais c'est leur histoire, laissons-là à sa place. D'ailleurs la couverture est déja sur le chemin du retour et rejoint le lit, qui commençait à sombrer dans une froideur certaine et dérisoire, comparée aux questions existentielles que se posent les oreillers. Ces derniers sont doux et moelleux comme la peau d'un enfant tout juste mort-né, mais le problème est tout autre : ils pensent. Oublions alors tout nos à-priori sur ce que nous considérons comme des choses, car ces derniers sont dotés d'une conscience. Oh certes, elle est bien différente de la votre. La leur ne connait ni de bien ni de mal, ces notions lui sont bien étrangère. Cependant ils n'agissent pas par instinct. Ils font simplement ce que leurs dicte leur conscience.
Les oreillers appartiennent au lit et ont ce qu'on pourrait définir comme une conscience collective. Ils ne voit pas et n'entendent pas, se tenant toujours sur la droite du lit, comme un docile troupeau (mais cessons là les comparaisons avec votre monde) de moutons. Ils sentent et ressentent. Cet étrange lieu semble régi par des lois extremmement différentes de celles que vous connaissez.
Au sommet de l'échelle du pouvoir, il y a le lit qui semble établir et abuser de ce qu'est la conscience collective. Si vous descendez quelques barreaux de cette même échelle, vous verrez clairement les oreillers, régit par la conscience collective. En bas de cette échelle vous apercevrez une tête, qui ne fait probablement que profiter de la douceur des oreillers.
L'échelle semble pouvoir se retourner et s'utiliser la tête en bas. Peut-être aies-je pris sa tête pour ses pieds. Cela ressemble à un puit sans fond, ou une voie sans issue, je ne sais pas trop et pourtant la différence est grande entre ces deux options...


En ce monde, au coeur de cette galaxie, dans cette univers, il est possible que les oreillers remarquent un jour qu'ils ont des yeux, alors ils les ouvriront.

# Posté le dimanche 19 août 2007 01:30

Modifié le dimanche 19 août 2007 01:41

303

303
3 : 03

Mois de septembre, année inconnue. Lieu 311 (?).

Tambours battants, la musique résonnent aux oreilles des animaux et des objets, enchantés de s'être enfin rencontrés. dans la masse l'on peut voir un chat, qui parle avec un livre. Ces deux-là s'échangent leurs secrets : le chat est tigré, mais ses rayures sont à l'envers, et le livre est merveilleusement usiné, avec une reliure blonde or. Qui plus est, ce livre est sage.
Plus tard ils découvriront que l'un sans l'autre il ne sont rien, et que ce chat a un coeur à faire sécher entre les pages du livre. Vous n'y croierez certainement pas mais l'animal, dans son passé, s'est fait torturer par des géants. Sans raison. Ou alors en ce lieu, la différence est une excuse à la persécution.


Il n'y aura aucune autre révélation sur ce chat et ce livre pour le moment.



Photo : non contractuelle.

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# Posté le dimanche 19 août 2007 21:16

Modifié le lundi 20 août 2007 21:38

338

338
3 : 38


Mois d'août, lieu 537 (pas de doute possible).


La nature est propre et deux promeneurs [...].


La caméra ne fonctionne plus, fatiguée d'en avoir trop vu. Elle s'accorde alors un peu de repos et quelques bulles de savon pour [...].

Voila que le micro vous délaisse à son tour.

Il va vous falloir compter sur mes sens pour connaître la suite, ce qui implique de me faire absolument et aveuglément confiance... C'est difficile j'en conviens mais vous n'avez pas d'autre choix. D'aucune manière vous ne pourrez vérifier le bien-fondé de mes propos. Mais après tout, je suis sur place. Seul mon omniprésence(?) dans chacun de ces lieux comblera l'absence de vos systêmes hallucinogènes et dysthymique.


Revenons en à ces promeneurs, qui sont désormais en train de parler à des [...] et remplissons le vide de quelques minutes que vous avez crée.

Ils ont trouvé un peu de chaleur dans une grotte maudite. Le Diable (tenez-le vous bien pour dit), en colère, les a acueilli afin de mieux [...]. Alors que tous deux écrivaient quelques mots, ou autre chose, en échange d'un voyage en oiseau vers le lieu 706, encore inconnu à leurs esprits insousciants, le diable demanda à l'un des promeneurs si [...]. La réponse était évidente : bien sur que oui! Ce qui ne fit qu'aggraver la colère du Diable. Cependant, et contre toute attente, il décida de les laisser partir. Il le devait : le piano commencait à jouer ce que [...]. Ils éteignirent alors la cigarette qu'ils se partageaient, et partirent. Leurs Oiseaux-voyageurs les attendaient.


Il ne s'est rien passé de plus, du moins j'ose à le penser.

# Posté le lundi 20 août 2007 22:11