Un blog, un de plus parmi des millions d'autres. Un qui ne sera pas plus utile que ces mêmes millions, mais qui sera tout de même.
Mais reprenons là où je me suis arrêté. Une page blanche, voila qui facilite les choses. Après tout chaque nouveau jour est une page blanche sur laquelle il faut écrire notre histoire, selon nos mots, et nos impressions. Alors je commencerai par dire que Tu me manques, beaucoup. A croire que l'Histoire n'est qu'un éternel et inlassable recommencement. Peu importe de toute façon, je composerai comme je le peux avec ce que j'ai, même rien. Je remettrai la main sur ce foutu Carnet, et ce jour là, je reprendrai ma vie à l'endroit ou je l'ai arrêté pour la continuer d'hier à aujourd'hui, peut être même à Demain. Et de suite je pourrai écrire Espoir avec un regard de l'autre côté des barrières qui hier me semblaient si hautes, alors que désormais elles ne dépassent pas mes genoux. Je n'ai plus qu'à les enjamber mais je ne peux pas, pas sans toi en tout cas. J'attendrais que Tu sois là.
Retour quelques minutes en arrière, et pour cause, je ne me suis pas présenté : je ne suis que l'ombre de moi-même, un simple anonyme qui s'est extirpé d'une masse d'anonymes frileuse et désoeuvrée pour vivre dans son monde, avec qui le veut, et ainsi porter un regard extérieur et objectif à ce que nous verrons. Je ne suis pas mieux qu'un autre, loin de moi cette idée. Je devrais probablement m'en tenir à ce constat. Pour le moment du moins.


